En droite ligne de sa dernière collection automne/hiver, Alexander Wang imagine cette saison la garde-robe d'une amazone urbaine n'aimant rien mieux que de se lover dans des carapaces de cuir et de popeline lui offrant style et protection...
Cela fait désormais plusieurs saisons que le Petit Prince de la mode new-yorkaise a compris que s'il voulait continuer à étonner et séduire la fille de la rue, il lui fallait mixer volumes faciles à vivre et jeux de matières innovants.
Pour l'été 2013, il conçoit ainsi un vestiaire où les pièces fortes se parent de sutures aérées, insufflant une légèreté inattendue aux blousons en cuir et autres tee-shirts en peau. Et si sur les premiers modèles les espaces entre les pièces de cuir se font discrets, ce n'est que pour mieux s'épanouir quelques passages plus tard sur d'insolentes et impudiques robes en cuir suspendu (dont les découpes rappellent le travail de Christopher Kane).
À ces pièces flottant autour du corps s'ajoutèrent ensuite bon nombre d'éléments sporty (désormais indissociables de la grammaire stylistique d'Alexander Wang) : entre sweat coupe-vent immaculé, tee-shirt aux transparences tigrées, parka chirurgicale et top de base-ball oversize aux découpes futuristes, la fille Wang affiche un style sportswear radical qui lui sied à merveille.
Tour à tour argentées ou virginales, des parcelles de croco se posèrent par la suite sur la peau des Erin Wasson et consorts, composant d'affolants puzzles surréalistes aux contours totalement invisibles. Des créations aussi audacieuses que contemporaines qui brillèrent d'un éclat fluorescent lorsque s'éteignirent les lumières du show.
Et si point de vue accessoires, les néo-bottes escarpins aux larges bandelettes gladiateurs qui ouvrirent le défilé manquèrent quelque peu de finesse, les sandales aux étroites lanières osant s'aventurer haut sur le mollet se révélèrent quant à elles subtilement sensuelles. Sans parler des filets à provisions revus et corrigés en mode monochrome, dont l'aura espiègle pourrait bien séduire plus d'une trend-setteuse...
Infiniment moderne, techno sexy, diablement bien inspirée, parfaitement maitrisée et saupoudrée de sacs particulièrement désirables, cette collection Alexander Wang réussit le tour de force de conjuguer luxe des matières, ergonomie réaliste et connexion avec la jeune génération...
Je trouve ça quand même difficilement portable pour "la fille de la rue" et pas forcémént avantageux (les manches "base ball" notamment). le côté trop graphique me rebute un peu.
Trop de rayures et pas tres original. L'idee et aussi la monochromatique faisaient partie d'une bonne mesure des trends 1998-2002; pendant que c'est cool de s'inspirer de la mode d'avant laissez au moins 20 annees pour que l'idee soit vintage et pas kitsch. Meme les petites lignes dans la coiffure et le maquillage etaient deja tres cool et "myllenium" en 2000. Et le look des mannequins a l'epoque etait plus feminin et plus jolie. Un peu de laideur c'est cool a l'exception que la laideur fait la regle.
Alexander Wang ne m'épate pas. La NYFW ne m'epate pas.
Certes, l'allure est très moderne et le show dégage une street-energy assez appreciable (musique, démarche des mannequins, dynamisme.. cohésion entre musique et vêtements) mais finalement, on se perd (un peu comme chez Altuzarra).
C'est très minimaliste, très organique et presque alienesque. Je vois du Givenchy par Riccardo par moment, des réminiscences de Lang et beaucoup de silhouettes de jeunes designers inconnus et moins célébrés...
QUI EST LA FEMME WANG? Les fans d'Alexander Wang en 2010 sont-elles les mêmes qu'en 2013? J'en doute!
Bien vu :)
Il est certain qu'Alexander Wang s'est clairement inspiré (le mot est faible : détail de la raie au milieu des cheveux, chaussures, robes avec lignes translucides...) de Tufi Duek et c'est en effet inadmissible...
Xo